Témoignage : j’ai vécu une expérience de mort imminente

Que ressent-on quand la vie nous quitte ? Nicole Canivenq, 50 ans, a vécu ce moment extraordinaire, qui a bouleversé sa vie “d’après”. Récit d’un voyage intime.

Le 6 mai 2003, à 35 ans, j’ai percuté un arbre en voiture. Un accident très grave qui m’a valu onze mois d’hôpital et de rééducation. À l’époque, j’étais directrice commerciale, très femme d’affaires hyperactive, carriériste et cartésienne, aucunement mystique. Mon accident m’a fait découvrir une autre dimension, celle qui prend le relais de la vie terrestre : l’au-delà. En effet, prisonnière de la tôle froissée de ma voiture, j’étais en train de mourir quand je me suis soudain retrouvée dans une merveilleuse prairie d’un vert éclatant, sans équivalent sur Terre.

 stimulation sensorielle

J’ai aussitôt senti que cette herbe était vivante, dotée d’une conscience, mais aussi que mon corps était à l’envers, car je voyais l’herbe à la place du ciel. J’ai fait une roulade pour me positionner dans le bon sens et, là, j’ai constaté que je n’avais plus de corps physique, je ne me voyais pas. J’ai su plus tard que j’étais sortie de mon corps ou, plus précisément, que mon âme en était sortie, tandis que je côtoyais la mort.

Puis j’ai vu venir, du fond de la prairie, douze êtres blancs constitués de halos de lumière de forme humaine, même si je ne voyais pas leurs visages, ni leurs mains ou leurs yeux. Ils formaient deux rangées, certains étaient grands, d’autres, plus petits. Des adultes et des enfants ? Ils ne marchaient pas, ils glissaient vers moi. Ces “êtres de lumière”, comme je les nomme, riaient beaucoup.

Leur joie m’a emplie à mon tour de bonheur.

Une sensation de paix profonde

J’ai été submergée par cette sensation incroyablement forte et par une vague d’amour indescriptible, un amour plus grand que l’amour, absolu. J’ai éprouvé une sérénité qui m’était inconnue, la béatitude absolue, l’extase, avec la sensation d’être enfin revenue dans ma vraie demeure, auprès de ma vraie famille d’âme, pas au sens familial. Pourtant, ces êtres de lumière, je ne les connaissais pas, ils n’étaient pas mes proches défunts. Ils ne m’ont pas parlé, car c’était inutile, je ressentais d’emblée ce qui émanait d’eux. Je me sentais de plus en plus heureuse alors que, dans les faits, j’étais assise à la place du conducteur avec deux fractures à la colonne vertébrale, dont une a failli me laisser paraplégique, onze côtes cassées et un pneumothorax. Puis, brutalement, tout s’est arrêté, j’ai réintégré mon corps sur Terre.

“Mademoiselle, vous m’entendez ? Ouvrez les yeux.” Les pompiers venaient d’arriver. Ce fut très désagréable et violent de quitter cette réalité merveilleuse car, dès lors, j’ai souffert le martyre physiquement.

Ma vie n’a plus jamais été la même

Ma rencontre avec les êtres de lumière m’a entraînée dans une mutation profonde et, dès que j’ai été sevrée des médicaments à l’hôpital, j’ai fait une introspection. La mort si proche, le passage dans l’au-delà, le retour dans mon corps, la paraplégie frôlée, cela cacherait-il un message ? Celui d’entendre enfin mes besoins vitaux profonds plutôt que de m’escrimer dans une vie qualifiée de réussie, mais dans laquelle je n’étais pas si heureuse, ni en accord avec celle que je suis profondément. J’étais dans la survie et non dans la vie. J’ai rompu avec mon compagnon et, pile à la date anniversaire de mon accident, j’ai tourné la page de ma carrière. J’éprouvais une grande détresse intérieure d’ignorer pourquoi j’étais revenue de la mort. Pour quoi faire ? Je sentais que j’avais une mission, mais laquelle ? Et comment parvenir à accéder ici-bas à l’amour absolu et à la joie ressentis ? L’autre difficulté était que je m’ennuyais souvent, même avec mes proches, tout me paraissait fade. Je me sentais comme un électron perdu sur cette planète, complètement décalée dans ce monde qui témoigne si peu d’amour, et donc très seule.

Je vivais une autre vie, intérieure, qui m’a amenée à m’intéresser aux chamans amérindiens et amazoniens et à rencontrer certains Cherokees, Shipibos et Toltèques. Leur monde visible côtoie l’invisible, en harmonie avec la Terre et le cosmos. Un univers où l’ouverture du cœur favorise la paix de l’âme et la guérison. Cela m’a aidée à m’affranchir peu à peu de douleurs effroyables à la colonne vertébrale.

Je suis devenue sophrologue

En parallèle, j’ai entrepris un travail sur moi avec une psychothérapeute et suivi une formation de sophrologue, mon métier désormais.

Je me “relie” également aux énergies invisibles et aux êtres de lumière pour des séances de soins énergétiques. J’ai compris que, dans la vie, rien n’est vraiment grave, pas même la mort, qui est seulement la fin de notre corps physique. L’important est de vivre pleinement et de s’aimer suffisamment pour aller vers ce qui nous fait vibrer et nous procure de la joie et de la plénitude car c’est cela, vivre vraiment.

A lire aussi :

Après la mort, le cerveau continue de fonctionner

Mort imminente : le cerveau fonctionnerait toujours

Ne ratez aucun article de Topsante.com en recevant directement une alerte via Messenger

Source : www.topsante.com/medecine…