Médecines douces : la répression des fraudes épingle 68 % des praticiens contrôlés

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Dans un rapport publié en décembre dernier, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) annonce avoir relevé pas moins de 460 situations d’infraction sur 650 contrôles réalisés au cours de l’année 2018 auprès de praticiens en « médecine douce ».

Cette enquête visait à contrôler la loyauté des pratiques commerciales et le respect de leurs obligations par des professionnels pratiquant des « médecines douces » ou « non conventionnelles » : naturopathes, aromathérapeutes, hypnothérapeutes, acupuncteurs, auriculothérapeutes et réflexologues. Les contrôles ont porté sur le respect des règles en matière d’information sur les tarifs et sur la nature des prestations proposées.

La DGCCRF précise dans son rapport qu’il s’agissait essentiellement de défauts d’information, mais aussi dans certains cas de pratiques commerciales trompeuses voire présentant des risques ». Une quinzaine de signalements ont été transmis au procureur de la République » pour « exercice illégal de la médecine » ou « usurpation de titres ».

Les contrôles des professionnels se sont majoritairement déroulés de manière inopinée et ont démontré une méconnaissance générale de la réglementation. La présence d’allégations thérapeutiques et la survalorisation de la qualification des praticiens sont les principales infractions constatées. Les enquêteurs ont également relevé des mentions légales incomplètes sur les sites Internet, des clauses de vente abusive et également des défauts d’information sur le lieu d’exercice comme le non-affichage des prix de vente, des étiquettes incomplètes ou encore la non-remise d’une note préalable à tout paiement de plus de 25 €.

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