Livres : Justice et sorcellerie

Des sources du savoir aux médicaments du futur

Des sources du savoir aux médicaments du futur

IRD Editions. 2019

Justice et sorcellerie

Justice et sorcellerie

KARTHALA Editions. 2019

Cet ouvrage, fruit d'un colloque, est unique en son genre. Des livres et des articles ont bien été publiés sur les procès intentés aujourd'hui en Afrique contre ceux qui pratiquent la sorcellerie maléfique mais aucun colloque international - c'est-à-dire une rencontre officielle et publique - n'avait encore été tenu sur le sujet. Et qui plus est au Cameroun, où ces questions ne sont traitées qu'à mots feutrés. Et dans le contexte chrétien de l'Université catholique d'Afrique centrale (UCAC). Pour que cet événement puisse avoir lieu, il fallait que la question soit à la fois brûlante - des procès par dizaines -, partagée par l'ensemble de la société et sans réponse satisfaisante. Sur quelles preuves, en effet, les magistrats pouvaient-ils se baser pour juger, à partir de la Loi moderne, de la culpabilité ou de l'innocence d'une personne accusée de pratiquer la sorcellerie, un phénomène essentiellement occulte ? Ce qu'on appelle couramment Sorcellerie fait partie, en réalité, d'un système vieux comme le monde qui comporte un versant maléfique et un versant bénéfique ou contre-sorcellerie : une stratégie que se sont donnée les hommes pour gérer avec réalisme la menace permanente du pouvoir de nuire présent en eux. La persistance des phénomènes maléfiques de sorcellerie, et même leur augmentation dans la société moderne, montrent la relative incapacité des institutions concernées - en particulier de la Justice - à proposer aux populations le moyen de régler leurs conflits par des moyens légaux. Un grand afflux d'auditeurs a fait de ces trois jours de rencontre une tribune où les conférenciers, magistrats ou universitaires pour la plupart, ont dû faire face à de vives réactions, ce qui a donné à l'ensemble un caractère imprévisible, chose rare dans un colloque international.

Territoires périurbains

Territoires périurbains

Presses Agronomiques de Gembloux. 2015

Nous assistons actuellement au peuplement des zones périurbaines de la planète par des centaines de millions d’individus. Cette évolution pose de redoutables problèmes et des difficultés inédites pour les politiques publiques. Si les effets de la périurbanisation sont relativement bien connus dans les pays du Nord, les analyses dédiées aux pays du Sud sont bien moins développées. L’ouvrage Territoires périurbains. Développement, enjeux et perspectives dans les pays du Sud permet de lever un coin du voile sur cette problématique et sur les grands défis que la périurbanisation pose pour le Sud en général et pour l’Afrique centrale en particulier. L’ouvrage débute en cherchant à clarifier ce qu’il faut exactement entendre par «territoire périurbain». À la suite de cette mise en contexte, il se poursuit par cinq parties organisées autour des problématiques des ressources naturelles, de la sécurité alimentaire, de la santé publique, des services publics et de l’aménagement des territoires. Pour chacune de ces problématiques, des chercheurs spécialisés issus de disciplines variées apportent des contributions qui, tout en soulignant l’ampleur des défis, permettent la mise en avant de solutions innovantes pour améliorer la gouvernance et le bien-être des populations. Cet ouvrage s’adresse d’abord aux chercheurs préoccupés par les défis du développement. En parallèle, par les pistes pour l’action publique qu’il esquisse, il ne manquera pas d’également intéresser les décideurs et les praticiens qui opèrent dans le contexte des territoires périurbains des pays du Sud. Il est disponible en version électronique à l’adresse http://orbi.ulg.ac.be/handle/2268/188554.

Politique africaine

Politique africaine

KARTHALA Editions. 1981

Les mots du patrimoine

Les mots du patrimoine

Archives contemporaines. 2006

Malgré le dynamisme du wolof dans les villes et les tentatives de promotion des autres langues locales, le français, au Sénégal, demeure très présent, notamment dans la vie publique, dans la vie culturelle, dans la presse. Il est illustré par une littérature de qualité, la plus ancienne et l'une des plus abondantes des littératures francophones d'Afrique subsaharienne. Appris le plus souvent à l'école, le français n'a pas connu au Sénégal, malgré quelques innovations grammaticales mineures, la pidginisation qui a conduit, en Côte d'Ivoire, par exemple, à l'émergence d'un " français populaire ". En revanche, son lexique s'est considérablement enrichi de termes désignant des réalités locales aussi bien que d'emprunts et de calques issus des langues locales, ou encore de libres créations qui témoignent d'un véritable processus d'appropriation par les francophones sénégalais de cette langue venue d'ailleurs. L'équipe de chercheurs de l'Université de Dakar dirigée par le professeur Geneviève N'Diaye-Corréard s'est attachée à collecter, analyser et illustrer d'exemples écrits et oraux authentiques des centaines de mots et expressions qui façonnent, au sein de la Francophonie, le visage propre de la variété sénégalaise du français.

La place de la médecine traditionnelle à Marrakech

Sorcellerie et prophétisme en Centrafrique. L'imaginaire de la dépossession en pays banda

Sorcellerie et prophétisme en Centrafrique. L'imaginaire de la dépossession en pays banda

KARTHALA Editions. 2014

Au milieu des années 1960, en Centrafrique, le pays banda connaît une formidable effervescence anti-fétichiste. Un jeune homme appelé Ngoutidé se lance dans une entreprise de destruction ostentatoire d’objets cultuels et appelle à se convertir au christianisme. Pour les missionnaires qui en furent les témoins, l’envergure de cette oeuvre iconoclaste évoque celle d’un « incendie de brousse » brûlant les « fétiches » et les symboles des anciens cultes initiatiques de la société banda. Cinquante ans après la retombée du mouvement et la disparition de son inspirateur, Ngoutidé continue d’être loué comme prophète dans une région où la précarité et l’insécurité contribuent à réactiver l’imaginaire de la sorcellerie et la violence des accusations de l’autre mortifère. Pour les Banda, le danger sorcellaire est l’expression d’une dépossession culturelle des savoirs et des pouvoirs traditionnels qui permettaient à leurs ancêtres de composer avec les forces de l’invisible. Ce discours de la dépossession met en lumière l’ambivalence de la glorification posthume du « plus grand des Banda », pourtant tenu pour responsable de l’éradication des coutumes anciennes. Cet ouvrage invite à comprendre le rôle capital des représentations contemporaines de la sorcellerie dans la vision que les Centrafricains se font de leur propre histoire au sein des conflits identitaires actuels. A partir d’enquêtes ethnographiques menées en Centrafrique et de matériaux d’archives inédits, cet ouvrage revient sur l’histoire de l’entreprise missionnaire en Afrique équatoriale et illustre, à la lumière de la trajectoire de mouvements prophétiques de la région, les changements intervenus dans les représentations de la sorcellerie, des débuts de la rencontre coloniale à l’insécurité et à la violence qui règnent aujourd’hui en Centrafrique. Andrea Ceriana Mayneri est anthropologue, membre de l’Institut des Mondes Africains. Spécialiste de la Centrafrique, il poursuit ses recherches sur les représentations de la sorcellerie en Afrique centrale et les violences sociales qui y sont associées. Ils en ont parlé: Une recension de Jean-Pierre TUQUOI, dans Mondafrique.com

Politique africaine

Politique africaine

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