Des ondes au bout de chaque doigt

l y a 30 ans, Gabriel Boisserie était garde forestier au Pavillon, à Auvers, où il vit toujours aujourd’hui. Une commune dont il allait devenir maire quelques années plus tard de 1995 à 2014. À l’époque, le village souffrait de problèmes d’alimentation en eau. « La source ne suffisait pas aux gens ni aux bêtes, se souvient l’ancien garde forestier. Mais je connaissais un sourcier, alors je l’ai contacté pour trouver une nouvelle source. » C’est ce jour-là, que pour Gabriel Boisserie tout a changé.

« Ça m’intriguait. J’ai regardé attentivement comment il faisait et j’ai voulu essayer à mon tour. Ma baguette s’est mise à tourner et j’ai suivi le filon d’eau sur 70 mètres. Ma baguette tournait partout, je ne comprenais rien. Je venais de trouver une nappe qu’il nous fallait maintenant délimiter. Bref, j’avais trouvé l’eau… » Depuis, comme une prolongation de ses propres mains, sa baguette de coudrier ne l’a plus jamais quitté. « Si j’étais capable de trouver de l’eau, je devais pouvoir faire plus. J’ai acheté des bouquins sur la , j’ai appris et je me suis entraîné ».

La recherche à distance

Un entraînement qui a porté ses fruits, puisque désormais Gabriel Boisserie cherche et trouve à distance tout ce que les gens perdent : les animaux domestiques, beaucoup de chats, de chiens, de vaches. Des objets aussi, des clés, très souvent. « Je peux retrouver des animaux à l’autre bout de la France grâce à ma baguette. C’est elle qui me dit tout. Je lui pose une question et elle me répond en bougeant, comme pour l’eau. J’ai même déjà retrouvé des bobines de vieux films en Californie, dans la Silicon Valley ».

Pour l’ancien maire, objets et êtres vivants « radient ». Les magnétiseurs parlent souvent d’ondes, de fluides ou d’énergies. Gabriel Boisserie constate la présence de ces ondes, les ressent et s’en sert. Mais il avoue lui-même : « Je ne peux en expliquer la cause. C’est comme ça. Je ne sais pas comment ça marche. Tout est mental ». En recevant et en envoyant des ondes, le cerveau est donc au centre des dons du magnétiseur. Le pendule ou la baguette de coudrier, outil de prédilection de Gabriel Boisserie, ne servant qu’à les amplifier.

Tous les humains sont émetteurs d’ondes mais, parmi eux, se trouvent des privilégiés…

Justement, au cours de la conversation, le téléphone de Gabriel Boisserie se met à sonner… A l’autre bout du fil, une femme vivant à Brezons, au pied du Plomb du Cantal. Ses deux chiennes Maya et Wisky ont disparu depuis la veille. Il n’en faut pas plus à Gabriel Boisserie pour attraper sa baguette en noisetier et rechercher les deux chiennes perdues, à près d’une centaine de kilomètres d’Auvers. Debout dans sa cuisine, baguette tendue devant lui, le magnétiseur se concentre. Il fait le vide. Ne pensant qu’aux animaux et au lieu de leur disparition. Son corps est ici, mais son esprit est ailleurs, sûrement déjà au cœur du Cantal…

Quand soudain, Gabriel se rassoit et récupère le combiné téléphonique : « Elles sont au nord-ouest. Elles étaient à 800 m de vous ce matin et sont maintenant à 1 km. » Des coups de fils de maîtres inquiets, le radiesthésiste en reçoit ainsi plusieurs fois par jour : « Le bouche-à-oreille très certainement… Mais peu importe, j’ai plaisir à aider les autres. Ça me passionne ». Le lendemain de l’appel, la propriétaire retrouvait d’ailleurs ses deux chiens.

Photo Vincent Jolfre

Les dons de Gabriel Boisserie ne se cantonnent pas qu’aux animaux domestiques. Sa passion le pousse aussi à les utiliser en solitaire, à la recherche des animaux sauvages qui l’entourent. En scannant la nature à des kilomètres à la ronde avec sa baguette de sourcier, il fait parfois de rares rencontres : « Je capte les bêtes sauvages. Je peux dire combien il y en a grâce à la baguette, si elles sont loin, si elles sont proches. Je détecte aussi le sexe de l’animal et son espèce ». Cerfs, biches, loups ou sangliers, rien n’échappe aux dons de l’ancien maire d’Auvers. « J’ai encore récemment détecté plusieurs pumas en Haute-Loire et dans le Cantal, ainsi que deux meutes de loups, qui passent parfois tout proche dans nos montagnes », confie-t-il.

Les mains  contre la douleur

Dans les années cinquante, le physicien Rodolphe Lavinay, spécialiste en radiesthésie disait : « Tous les humains sont émetteurs d’ondes, mais parmi eux se trouvent des privilégiés dont la force d’émission est telle, qu’ils peuvent se permettre d’en céder à leur semblable ». C’est sans nul doute le cas de Gabriel Boisserie, dont les dons pansent les gens qui l’entourent.

« Je calme toutes sortes de douleurs et en cas de brûlures, je barre le feu, même par téléphone ». Pour soulager ces maux, nul besoin de baguette, ce sont les mains qui travaillent, balayant les zones à soigner sans vraiment les toucher : « Lorsque la personne est face à moi je commence par la tête, puis je descends mes mains jusqu’à ressentir là où la personne a mal. On me dit parfois sentir de la chaleur ou des picotements. Quant à moi, je sens le fluide dans mes mains, il y a un courant qui passe », et la douleur se calme…

Le contrôle des ondes


Pourquoi dans certaines maisons, les gens tombent-ils malades plus que d’autres ? « Fut un temps, où l’on n’habitait pas de maison sans avoir consulté de magnétiseur, confie Gabriel Boisserie. Dans chacune d’entre elles, il y a des ondes, mais toutes ne sont pas bonnes pour les gens qui y vivent ». Ces ondes dépendent d’un système de réseaux magnétiques invisible à l’œil nu qui quadrille l’ensemble du globe. « Ces lignes sont espacées de 4 ou 5 mètres et orientées nord-sud/est-ouest, reprend le magnétiseur. Si un courant d’eau souterrain ou une faille croisent l’une de ces lignes, c’est très mauvais ».

Toujours armé de sa baguette de coudrier, Gabriel Boisserie détecte facilement ces points d’ondes négatives appelés nœuds telluriques ou de Hartmann. « Il suffit parfois de décaler un lit de quelques centimètres pour éviter le nœud et que la personne se sente mieux. Dans le pire des cas, je trouve le moyen de neutraliser l’onde nocive en plaçant une pierre à un lieu stratégique. C’est l’histoire des menhirs. Ces gros rochers vous savez, n’ont pas été déposés là où ils sont par hasard… »
Les dons de Gabriel Boisserie n’ont-ils donc aucune limite ? « Une fois que l’on capte, on peut tout faire ». Pour lui, le contrôle des ondes est à la portée de tous. Son seul avantage étant d’avoir appris à les sentir et à les maîtriser, à force de patience et de volonté. 

Géraldine Garcia

Source : www.leveil.fr/auvers/inso…

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