Coupeur de feu, magnétiseuse… pourquoi ces métiers existent-ils encore

Certains pensent qu’ils ont des mains en or, d’autres qu’ils sont inefficaces ou, au mieux, augmentent simplement l’effet placebo. Quoi qu’il en soit, les magnétiseurs, coupeurs de feu, et autres «  » continuent d’être plébiscités par des personnes de tout âge souhaitant soulager leurs maux. Mais comment expliquer leur succès ?

Difficile d’estimer précisément le nombre de guérisseurs en activité en France puisqu’ils exercent la plupart du temps sans diplôme, parfois en complément d’un autre emploi. De plus, nombreux sont ceux à rester discrets pour éviter les critiques et à ne compter que sur le bouche à oreille pour soulager de nouveaux patients. Les magnétiseurs, radiesthésistes, barreurs de feu ou encore faiseurs de secrets sont des héritiers des guérisseurs du Moyen Âge, époque où la frontière entre médecine, croyances spirituelles et sorcellerie n’était pas bien définie. Depuis, la médecine s’est éloignée de ces pratiques et les guérisseurs exercent sans diplôme médical, en vertu de dons particuliers ou de recettes personnelles. Et à l’heure où le marché du bien-être est en plein essor, et où la population aspire à un retour au naturel dans bien des domaines (alimentation, cosmétiques, santé…), leur succès ne semble pas près de s’estomper.

Véritables dons ou phénomènes inexplicables ?

Si ces métiers existent encore alors que l’Ordre des médecins s’en est éloigné, c’est surtout parce qu’à l’heure actuelle, et malgré les études scientifiques menées sur le sujet, rien n’est parvenu à prouver leur inefficacité. Il faut dire que le caractère subjectif des témoignages de patients ainsi que les contours flous du terme «  », qui désigne des pratiques bien différentes, ne facilitent pas la tâche des chercheurs. L’effet placebo, ce phénomène qui fait qu’une personne se sent mieux après un traitement alors que celui-ci ne devrait théoriquement avoir aucun effet, tiendrait une place importante. Mais le pouvoir de l’ est-il l’unique responsable du soulagement des patients ? « Y a-t-il de surcroît quelque chose d’immatériel qu’on n’est pas encore capable de mesurer aujourd’hui ?« , s’interrogeait Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé, lors d’une interview donnée en février 2017 à Allodocteurs. Et d’ajouter : « On ne sait pas, mais le fait est que les améliorations se laissent observer et les patients en témoignent dans un nombre important de cas. »

La médecine traditionnelle, entre méfiance et collaboration

Nombreux sont les patients, en effet, à faire part d’une soudaine guérison d’eczéma, d’une disparition de verrues ou encore d’une atténuation de marques de brûlures après consultation d’un guérisseur. Alors, même si la médecine allopathique reste méfiante face à ces phénomènes inexpliqués, elle s’ouvre peu à peu à ces pratiques dans un but de collaboration. Certains services d’urgences font par exemple appel à des coupeurs de feu pour les grands brûlés, et des généralistes à des magnétiseurs pour traiter des maladies de peau. Les thérapies parallèles ont alors un rôle d’adjuvant et ne doivent en aucun cas pousser à arrêter un traitement.

Source : tendances.orange.fr/bien-…

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